Soutien à la ferme Junca

Soutien à la ferme Junca

Le 26 juin dernier, Michel de la ferme Junca a subi une attaque incompréhensible et disproportionnée. Alors qu’il était seul à la ferme, suite à une erreur judiciaire pour un dossier avec lequel il n’avait rien à voir, il a subi une arrestation digne d’un film d’action. Masqués et armés jusqu’aux dents, un commando de dizaines d’hommes armés ont pris notre simple paysan pour Rambo et l’ont arrêté comme un terroriste.

Faisant fi de la procédure réglementaire, les autorités n’avaient rien prévu pour les animaux. La DDPP, qui aurait dû être prévenue et prendre en charge la situation, ne l’a pas été. Au lieu de cela, les gendarmes ont cru bon d’alerter des associations de protection d’animaux, en écartant la possibilité de faire confiance aux amis de la ferme et aux personnes connaissant le terrain.

Une partie des animaux de la ferme Junca ont donc été récupérés en dépit du bon sens, avec négligence et brutalité par des associations de « protection » des animaux dans un raffût médiatique calomnieux.

Prévenue tardivement, la DDPP a au contraire certifié la qualité de leur élevage et le traitement exemplaire des animaux, dans cette situation de canicule où pourtant la plupart des élevages souffrent énormément.

Incapables de prendre en charge les cochons et les 40 poules, les associations les ont laissés sur place (et tant mieux, car les bénévoles auraient risqué leur vie à vouloir déplacer ces animaux !) ; cependant elles ont « sauvé Nemo » en rejetant sans aucune précaution d’usage le poisson rouge des enfants dans le ruisseau où il a dû mourir dans la demi-heure.

Michel et Chloé se retrouvent dans un trauma psychologique de la perte des animaux qu’ils avaient élevé avec soin et amour au cœur de leur famille. Chloé avait nourri au biberon 23 agnelles cet hiver pour monter un troupeau. Toute la famille et les enfants étaient engagés affectivement. Leur perte est incommensurable. Sans ces animaux, Michel et Chloé se trouvent dans l’impossibilité de faire leur saison estivale qui compte pour beaucoup dans leur revenu annuel.

En outre, ces associations qui ne sont pas qualifiées pour s’occuper d’une ferme ont déplacé les lapins destinés à la famille qui recherche une autonomie alimentaire, sous prétexte que le clapier était au soleil de six heures du matin alors qu’il reste à l’ombre le reste du jour. Non seulement ces associations ont touché les lapereaux à peine nés, les condamnant immanquablement à la mort, car leur mère refuse dès lors de les nourrir, mais en plus, ils ont déposé les lapins dans le mobile home qui est l’habitation de la famille avec 4 pinsher nains qui sont prédateurs des lapins, au prix de dégâts importants.

D’autres animaux, mule, chevaux ont même été violentés par ces associations qui conviennent ne pas avoir les moyens de s’en occuper et lancent des collectes sur ̷̑͜F̸͛̿͜á̴̜͍k̶̡̺̃̈́e̵̲̬̎b̶̹̄̏o̵̖̾͘o̶͘ͅz̴͉̺̈́̀ pour tenter d’obtenir de quoi les nourrir. Plutôt que de reconnaître leur erreur et malgré la reconnaissance du problème par la DDPP, les injonctions de la confédération paysanne, et la reconnaissance d’erreur par la police, les animaux ne sont toujours pas retournés à leurs propriétaires. La mule, notamment, a été dressée pour assurer le travail sur la ferme, ce qui porte un préjudice supplémentaire à la famille déjà secouée par cette situation grotesque.

Par ailleurs, les poules qui avaient été récupérées par les voisins, avec les encouragements du maire de Saint-Goin, ne sont toujours pas retournées malgré l’ordre de police, les renseignement judiciaire ajouté à la procédure, une lettre au procureur le mentionnant et un courrier recommandé envoyé directement au maire.

Chaque jour qui passe continue de détruire le travail de Michel et Chloé, non seulement pour le préjudice moral mais aussi pour les conditions de détention des animaux dont le coût quotidien menace d’être facturé à la ferme Junca, malgré l’innocence de Michel. La situation est critique pour Michel et Chloé qui doivent rétablir leur activité et recupérer leurs animaux dans les plus brefs délais.

Malgré le trauma enduré, Michel et Chloé souhaitent poursuivre le développement de leur activité comme ils l’avaient envisagé. Nous souhaitons leur assurer de notre solidarité dans cet effort, alors qu’ils ont déjà eu leur saison brisée et ont été violentés. En conséquence, nous proposons une collecte qui servira à assurer leur défense et le retour des animaux dans de bonnes conditions, ainsi que les accompagner dans la poursuite de la mise aux norme de leur activité.

Afin de discuter des conditions de cette collecte, de la destination des fonds et de montrer notre solidarité, nous vous invitons à venir leur rendre visite sur le marché de Navarrenx en attendant de pouvoir envisager une fête de soutien à la ferme.

  • Pour la défense juridique afin d’assurer le retour des animaux ~ 2000 €
  • Pour la mise aux normes de la boulangerie pour que tous les espaces soient lavables d’un coup d’éponge afin qu’ils puissent continuer à nous fournir leur pain délicieux fait avec amour ~ 2000 €
  • Pour la mise aux normes du laboratoire afin que nous puissions profiter de leurs cochons élevés avec amour lors des prochaines fêtes dans toute la région 5000 €
    • Détail des investissement :
      • Vehicule frigorifique : 2000 Euros
      • Murs lavables panneaux sandwich: 2000 Euros
      • Remise en route groupes froid : 1000 euros