Session du 18 septembre 2017

Bonjour à toutes et à tous membres de @krto, notre prochain rendez-vous est fixé au 3ème lundi de ce mois, comme d’habitude. :wink:

Comment s’est passée la session augustine ? J’ai l’impression que tout le monde était en vacances.

L’équipe de Dewey Maps aimerait proposer une présentation de la version 4 de https://maps.dewey.be/ et surtout un nouveau projet de développement pour offrir une plateforme commune pour la cartographie sociale dans la lignée de nos travaux. Il s’agit de IN COMMON :

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Qu’en pensez-vous ? Je mettrai à jour ce message pour annoncer le lieu et l heure de notre rendez-vous, en espérant vous voir en forme et gorgés de soleil pour entamer l’automne !

Salut tout le monde,

on s’est retrouvé être un tout petit groupe en aout, mais un groupe tout de
même :wink:
La prochaine session pourrait se faire dans le centre, je vous tiens au
courant pour confirmation.

Super qu’il y ai des projets à l’ordre du jour.

A très bientôt
Pacôme

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Re bonjour,

c’est confirmé pour l’espace dans le centre, ce sera donc à partir de
18h, Nieuwbrug
3 Rue du Pont Neuf, 1000 Brussels.

A cet ordre du jour je proposerai bien de discuter du nom de ces
rassemblements, car pour le moment il me semble qu’il y a au moins :

  • krto
  • carto-club
  • critical cartography brussels
    • d’autre que j’aurai oublié ?
      :slight_smile:

Bonne journée !
Pacôme

Pour moi KRTO et “Critical Cartography Brussels” c’est la même chose :slight_smile:

Live…

Carto-Club, KRTO, In Common…

  • Carto-Club : les recontres organisées le troisième lundi de chaque mois
  • KRTO : Kritical Topology, un projet interne à :ps: qui regroupe ses initiatives relatives à la cartographie
  • In Common : cartographie des communs

talk.incommon.cc

  • Migrer le carto-club de ps.zoethical.org vers talk.incommon.cc?
    • est-ce compatible avec la contradiction, par exemple inviter des acteurs qui ne participent pas aux communs ? C’est-à-dire par exemple des gens qui sont indifférents à cette question des communs ?
    • IC est clairement orientée vers les communs. Orientation (depuis la perspective Dewey Maps) avant tout de rassembler des humains à travers des initiatives concrètes, avec en arrière-plan l’idée d’une plateforme technique pour le partage des cartes–notamment de cartographie sociale (humaine).

Gael

  • géographe, a travaillé sur l’infrastructure de l’administration bruxelloise, OSGéo
  • a amené les administrations à réfléchir sur d’autres outils, notamment le logiciel libre
  • comment peut-on mieux cartographier et réunir les ressources ?
    • l’API doit rester en arrière-plan, ce qui compte c’est les réseaux humains qui s’organisent autour des rencontres. Cependant, il s’agit bien d’une approche différente et complémentaire d’OSM. Nous voulons favoriser l’émergence d’une cartographie plus axée sur les initiatives et réseaux humains que sur la géographie physique ; pallier à un manque d’identifiants fixes, uniques sur OSM, parce que les données se réfèrent à des propriétés physiques des fonctions géographiques…
  • linked-data

Waend - Plateforme carto de Bruxelles Environnement

  • Deux pôles, qu’on peut prendre en exemple pour tenter de définir des limites.
  • Avec Bruxelles Environnement, obligation de conformité provenant de normes (ISO, etc.)
  • En création, cette conformité normative n’est pas interopérable avec les besoins réels constatés dans la rue…
  • Prise en compte de la difficulté, du coût de mise en oeuvre de l’interopérabilité, notamment en rapport aux normes.
    • le 24 octobre, rencontre avec quelqu’un qui travaille sur les critères de qualité d’édition des données en fonction de la réputation des éditeurs…
  • L’interopérabilité des données géographiques, sur le papier, en théorie, est réglée, mais en pratique non.

Graphisme vs. données?

  • Dans la discussion, on a utilisé le terme de “façadisme” pour les portails carto plus ou moins clinquants dont les données ne sont pas soignées. Mais on peut aussi l’utiliser dans un autre sens : on a reproduit tel quel un mode d’affichage de données cartographiques imprimées sur un support numérique sans remise en question.
  • Quel ‘rendu communautaire’ imaginer ? La question visuelle n’a que très peu été traitée…
  • Les deux doivent avancer de front… Comment faire surgir ce débat ?
  • Multiplicité des énergies et des approches, des plateformes, etc.

Esthétique et anthropologie

Gare de l’Ouest

  • projet en cours
  • plutôt orienté papier, mais il faut lancer l’idée d’une approche numérique
  • outil cartographique pour les besoins des gestionnaires et des bureaux d’étude
  • organiser une recontre entre l’équipe de Gare de l’Ouest et le groupe Carto-Club… Mercredi réunion pour présenter un outil cartographique.

Josaphat

  • manque d’information publique sur le territoire et les changements effectués
  • question des conflits d’intérêt dans la gestion des territoires
    • autre exemple : jardins Navez actifs depuis ~ 1930, en cours de fermeture pour cause de pollution de l’air…
  • nombreux cas autour de problématiques cartographiques non-résolues

À propos de Jacques Bertin, un article intéressant, avec un début de perspective critique
https://visionscarto.net/la-semiologie-graphique-a-50-ans

[…] le traité de Jacques Bertin s’est imposé comme une sorte de doxa cartographique et a modelé la pratique de générations de cartographes depuis les années 1970.
[…] L’un des aspects les plus surprenants de l’ouvrage de Bertin est qu’il semble ne puiser à aucune source. « La Sémiologie graphique est un livre unique, écrit C. Koeman en 1971. L’absence d’une bibliographie et de notes justifie par elle-même cette épithète. »
[…] Si Bertin prétend laisser de côté la théorie de l’information, son traité porte la marque du fameux modèle de la communication de Shannon et Weaver (1948) visant à la transmission optimale des messages. Le schéma « source → émetteur → canal → récepteur → destinataire » met l’accent, au-delà du « canal » (qui peut être une carte) sur les processus au sein d’un système, et propose surtout d’accorder les caractères sémantiques des messages avec les capacités des destinataires.
[…] Dès 1971, C. Metz estimait que Bertin aurait pu se préoccuper d’étudier les liens qui unissent le code technique de la graphique aux « multiples codifications socioculturelles que l’on peut voir à l’œuvre dans la civilisation où les graphiques sont en usage » (Metz, 1971, 766). Dans l’introduction nouvelle de l’édition de 1973 de la Sémiologie, Bertin règle le problème en proclamant que la graphique est un « système monosémique », ce qui évacue a priori toute interprétation ou discussion :
« Cette distinction est fondamentale car elle donne tout son sens à “la graphique” par rapport aux autres formes de visualisation. Qu’est-ce, en réalité, qu’employer un système monosémique ? C’est consacrer à la réflexion un moment pendant lequel on cherche à réduire au maximum la confusion, pendant lequel, dans un certain domaine et pour un certain temps, tous les participants s’accordent sur certaines significations, et conviennent de ne plus en discuter » (Bertin, 1973).
C’est une posture assez extravagante et pourtant régulièrement ressassée.
Son enjeu est clair : maîtriser la communication, et poser les règles d’un système « purifié », c’est-à-dire exclusivement scientifique, rigoureux et neutre. C’est oublier que même si une légende prédéfinit une signification, un signe peut toujours en revêtir d’autres à la lecture. Un signe n’est jamais purement dénotatif, il connote également, et toutes ses connotations sont transférées sur l’objet. Une carte a plus qu’un sens littéral : elle développe aussi des significations métaphoriques, ou symboliques.

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J’ai effectué quelques changements sur la plate-forme pour refléter l’unification du nom autour de Cartoclub :

Top ! Merci Helekin !

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