Proposition pour une Plateforme commune de discussion en lutte

Il y a une énergie de résistance et d’organisation à Bruxelles, et alors que plusieurs projets ont vu le jour et Font Front, ce serait peut-être le moment de mettre en place un outil qui permette de se coordonner et de cartographier le terrain.
La proposition serait de mettre en place un forum utilisant le logiciel Discourse (le même que nous utilisons ici pour coordonner les activités de petites singularités). Nous implémenterions ce forum sous un autre nom, avec une autre ligne graphique, en l’organisant différemment, et sous un autre nom de domaine.
Discourse comporte des sujets de conversation qui peuvent être associés à une carte intégrée. Les sujets sont organisés selon différentes conférences et suivant plusieurs niveaux de confidentialité toujours réagençables.

Au printemps nous avons mené ici, sur ce forum un travail avec @Aline autour de la question de #cooperation:de-la-dette-et-des-dividendes, en associant des préparations en lignes et des rencontres audio (à cause du printemps carcéral), ça a été l’occasion d’engager une réflexion sur les modalités de coordination des milieux militants et particulièrement les questions associées à la finance aussi dans ses aspects sociaux (le financement de la santé publique par exemple).

Dans ce contexte nous aimerions proposer la pérennisation des moyens de conversation et d’organisation en proposant un outil qui pourrait être partagé entre les différentes organisations.

Nous pourrions envisager une section particulière pour chaque domaine de travail par exemple:

  • Une section autour de la question de la finance de la dette et de dividendes à la suite de ce qui a déjà été engagé avec @Aline nous pourrions y associer le CADTM @Jeremie qu’en penses-tu?

  • Une section consacrée au enjeux de coordination autour de Faire Front par exemple

  • Une section consacrée spécifiquement au financement des service public.

  • Des sectoins pour les structures intéressées à peut-être prendre un rôle plus actif, les AADTP par exemple ou le Gresea, ou encore…

Puis pour le reste nous pouvons suivre le projet de cartographie sociale lancé par Faire Front et suivre les catégories proposées par Anne Dufresne:

  • Luttes au travail (grève, débrayage, droit de retrait pendant le confinement,…)

  • Luttes environnementales, territoriales (climat, ZAD, 5G, transgénique, nucléaire, gentrification,…)

  • Luttes féministes et LGBTQI+

  • Luttes des migrants et sans papiers

  • Luttes antiracistes

  • Luttes pour les droits civiques (logement, loi anti-squat, grève des loyers, violences policières, plainte collective contre X,…)

Une manière simple de procéder serait d’ouvrir un sujet pour chaque structure cartographiée qui permettrait à la fois de les situer sur la carte et de fournir à chaque structure un espace de parole et d’annonces pour chaque structure.

Si vous êtes d’accord pour ce projet il y a plusieurs éléments qui devront être réfléchis :

  • Qui porte l’initiative du projet, les petites singularités ont l’expérience et seraient intéressées d’organiser un tel forum et le maintenir.
  • Quel nom de domaine?[1]
  • Comment organiser avec par exemple un comité de modération tournant ?
  • Comment envisageons-nous la pérennité du forum, et une contribution aux frais de maintenance et d’hébergement ? Dans un premier :ps: peut les prendre en charge…
  • Quel type de communauté voulons-nous, comment imaginons-nous, que souhaitons-nous partager, que les participants se comportent et comment régler les conflits, etc. ?
  • Il n’est pas forcément nécessaire de déterminer des critères d’entrée mais il faut déterminer comment on refuse une structure.

  1. suggestion laple.be ou labar.be :´) ↩︎

1 Like

Comme tu le sais @natacha je suis attiré par l’idée d’un forum tel que tu le décris, convaincu de l’ouverture qu’il pourrait apporter, je suis par contre stupéfait par l’apparente indifférence pour un outil commun de la part des groupes militants que tu voudrais associer… .

Pour lancer le sujet, je pose alors la question:

  • des destinataires de l’offre
  • de la taille du front
  • de l’accessibilité du logiciel Discourse

les destinataires

Comment cerner qui au sein des collectifs serait le plus susceptible de réagir à l’offre, car le travail de comm pour faire le tour au porte-à-porte pourrait s’apparenter à une longue marche?

le rateau

En prenant aussi large dans un front de luttes, on pourrait ne récolter que les plus grosses structures? Et dans les catégories de discussions que les sujets médiatisés?

les générations

Ici la question des modes de modérations de conversation (publique/privée) entre publics: comment s’approprier Discourse et ses options multiples pour en faire un outil commun?

Je relaierai le message dans tous les cas.
Merci. A+

Oui c’est un vrai travail, mais un travail interessant, cela fait partie des choses que je fais déjà avec, pour différents projets, (IN COMMON petites singularités etc… ) ou j’engage différents collectifs, du coup je pourrais consacrer du temps à cela avec joie, si je sens qu’il y a un peu de motivation … que la sauce prend.
Mais je suis d’accord avec toi il faut formaliser à qui l’on s’adresse et cela n’est pas simple à cerner, il faut prendre en compte l’historique les visions et les spécificités du projet, avoir des discussions ouvertes formaliser des manières de s’engager. Nous sommes en train de faire ce processus pour petites singularités et c’est un travail sur le long terme.

Oui c’est vraiment une chose à éviter, c’est pour cela qu’il faut prendre du temps humain à démarcher les plus petites structures pour les inviter à s’engager comprendre leurs besoins et trouver des modalités qui y répondent.

Nous faisons peu à peu des tutoriels et modes d’emploi, je voudrais en faire plus c’est au programme de la rentrée.

Discourse peut s’utiliser par courriel ou par le Web, ce dernier offrant plus de possibilités. Pour les allergiques au Web ou à JavaScript, l’email reste une valeur sûre qui fonctionne très bien en mode « mailing-list ».
L’un des avantages indéniables de l’usage du Web est qu’il permet de dépasser justement le modèle « maling-list » pour apporter une dimension de co-construction de savoir (knowledge management) très utille notamment dans la préparation de textes (par groupes de travail) et leur diffusion (au public).

Merci @vello de ton soutien !

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