Prendre soin du monde une pratique transformatrice

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Prendre soin est une pratique transformatrice, cet espace est dédié à la conversation et à l’encouragement de nos pratiques de soin. Par soin j’entends “les relations qui permettent de maintenir et de réparer le monde pour que les humains et les non.humains puissent y vivre aussi bien que possible dans un agencement complexe qui soutient la vie” [1]

Dans la ligne du travail fait par Pirate Care qui propose un syllabus sur le sujet nous constatons que le soin est une notion politique:
Il s’agit d’une capacité globale de la société qui relève des communs, et nous la mettons en pratique de toute part.
Non seulement le soin est une pratique criminalisée, nombreuses arrestations pour des actes de solidarité que ce soit envers des personnes fragilisées ou au bénéfice plus large de la société, mais surtout c’est une pratique qui prend place en contre pied des systèmes économiques existants, malgré tout.
Ce placement fait à la fois la particularité du choix du soin, sa fragilité et sa capacité transformatrice.

Dans nos organisations de résistance se pose de plus en plus souvent la question du soin, celui que nous nous donnons entre nous, l’attention que nous voulons porter au monde dans lequel nous vivons.
Bien souvent les questions de soin sont mis en parallèle voir en opposition aux mobilisations politiques, particulièrement en ce qui concerne les pratiques technologiques.


  1. ‘relations [that] maintain and repair a world so that humans and non-humans can live in it as well as possible in a complex life-sustaining web’ Maria Puig de La Bellacasa, 2017. ‘Matters of Care’ . University of Minnesota Press. ↩︎

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Depuis Rouen :

Depuis Liège, un médecin urgentiste : je ne supporte pas les gens qui applaudissent les soignants :

Les services d’urgences n’ont pas attendu non plus d’être surchargés, en manque de personnel (infirmier.es surtout), dans des locaux vétustes ou sous-dimensionnés. […] On est où ? MSF va débarquer ? Une bonne partie des gens qui applaudissent, votent chaque année pour les connards qui diminuent les budgets […] Donc merci quand même pour vos applaudissements, mais ça fait des années que le personnel hospitalier travaille dans des conditions de merde et se nique la santé en faisant son job du mieux possible. La prochaine fois que vous voyez des manifestations pour refinancer les soins de santé, soutenez-nous. Et quand vous retournerez glisser un bulletin dans l’urne, réfléchissez-y à deux fois!

Lettre au président :musical_note:

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Coup de gueule des femmes de ménage à l’hôpital

La pensée “crisique” : peut on penser la crise pendant la crise ?

La pensée crisique est réactionnelle à une contrainte. Elle privilégie l’immédiateté et l’émotion : la caravane passe et les chiens aboient… La pensée apparait plutôt comme elle même en crise. Comment avoir une pensée anticipatrice, comment penser le futur ?

Or il n’y a de crise que parce que l’on perçoit factuellement une possibilité de perte de “confort” de “sécurité” pour soi ou ses proches : on perçoit une “anormalité” dont on n’a pas l’habitude.

On pense aussi les évènements selon des notions de moralité, de bien ou du mal or la nature ignore ces considérations et nous avons une vision idéalisée de la vie.

Par méconnaissance de l’histoire passée et par chronocentrisme (biais cognitif) on a du mal a recontextualiser les évènements et on se sent au sommet de l’histoire. Vivant dans des systèmes très protecteurs nous avons des réactions néophobiques : toutes nouvelles choses perturbant un confort va générer des réactions conservatrices.

La philosophie nous invite à interroger nos sensations, nos émotions et nos réactions pour remettre en perspective l’histoire de l’humanité.

Ceci est un résumé d’une conf de l’Université Populaire de Philosophie (de Toulouse)

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Face à la pandémie, retournons la « stratégie du choc » en déferlante de solidarité !

https://covid-entraide.fr/signe-la-petition-pour-lentraide/

Trouver un groupe d’entraide : https://covid-entraide.fr/

Bienvenue dans ce jour radieux pour lequel une nature péta-milliardaire a travaillé dur, très dur, sans compter les heures, pour nous servir ces rayons solaires qui chauffent, mais pas trop, cet air transparent et pur, cette peau qui accueille avec un frisson son vent délicieux, cette eau courante qui nous ravive au matin frêle, nous rafraîchit tout au long, et chante à nos oreilles dont la conque reçoit avec douceur le chant des oiseaux et le bruit de fond des moteurs à explosion qui, raréfiés, sillonnent encore les routes des campagnes encore ensommeillées. C’est un jour moins pollué qu’hier, mais plus que demain.

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